Ceci nous permet donc d’identifier les métaux de transition et les terres rares ainsi que les ligands qui y sont associés.

A)     Fondements technologiques de l’imagerie hyperspectrale  
L’imagerie hyperspectrale permet d’analyser des données sur des dimensions spatiales et spectrales.   Au lieu d’analyser seulement trois  longueurs d’onde, dans la plage spectrale visible (400nm à 700nm), le Core Mapper™   prend une image à chaque 2 nanomètres pour la plage spectrale visible et proche infrarouge (400nm à 1000nm). Ces 300 images monochromatiques sont compilées dans un cube hyperspectral.  

À l’aide du cube hyperspectral, nous produisons une matrice en X et Y, nous avons l’information spatiale de notre cible d’acquisition et en Z, nous produisons le spectre de chaque pixel. Grâce à cette technique brevetée, nous obtenons 1.5 millions de spectre par acquisition. Puisque la scène analysée est de 1m x 1.5m, chaque pixel représente donc 1mm2 de surface.

Nos algorithmes de reconnaissance prennent alors le relais et identifient un élément minéral pour chaque spectre.

Les résultats d’analyses hyperspectrales peuvent être transférés dans la majorité des logiciels utilisés pour bâtir des journaux de forage et des analyses de campagnes, comme Geotic, Gemcom, Starter, Geosoft Target, Gocad, MapInfo/Discover ou Datamine.

Le transfert d’information vers les bases de données du client peut être effectué à un niveau de précision d’une boite de carotte, d’un mètre ou même aussi petit qu’un millimètre ! Le Core Mapper™ permet une analyse plus précise et plus rapide des minéraux recherchés. Il permet non seulement d’identifier les assemblages présents, d’estimer leur quantité, mais en plus il permet d’en visualiser la distribution sur les carottes de forage.

Et si un client désire faire une nouvelle recherche, par exemple sur les assemblages indicateurs de minéralisation de terres rares au lieu de l’or, nous n’avons qu’à intégrer une nouvelle requête dans notre base de données. Ceci permet aux sociétés minières de se constituer une mémoire géologique des gisements analysés.

B)     La physique sous-jacente

Les géologues sont habitués aux techniques d’analyses physico-chimiques  telles que la dispersion des rayons X (EDX, microsonde) ou la fluorescence X (XRF).  Ces techniques mesurent la fluorescence X émise par les électrons proches du noyau des atomes suite à une excitation par des faisceaux de très haute énergie (électrons, rayons-X). Ces analyses permettent d’analyser la composition atomique des matériaux sur une surface de quelques microns, puisqu’il est difficile de produire des faisceaux d’électrons et de rayons-X requis pour ce type d’analyses sur de grandes surfaces d’analyses.
L'IMAGERIE HYPERSPECTRALE
Notre technologie se passe à un autre niveau, soit celui de la dernière couche d’électrons. Lorsqu’un élément se lie avec un ligand, les électrons passent des métaux de transitions aux ligands, créant ainsi un débalancement énergétique et un changement d’orientation de la courbe des électrons. Ces changements sont équilibrés par l’absorption de photons. C’est cette absorption de photons qui est mesurée par le Core Mapper™ .

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